| le D-ILA 1080 de JVC nous a encore mis une claque. OK, pour 24 000 euros, c'est la moindre des choses me direz-vous, certes, mais nous avons testé des modèles positionnés à 34 000 euros qui « marchaient » moins bien que le HD10K et son processeur externe. En marge des qualités optiques et techniques du projecteur, nous avons été sidérés par la qualité des images obtenues alors que nous avions, volontairement, utilisé une malheureuse prise S-Vidéo (Y/C) connectée entre le processeur JVC et un lecteur de DVD Marantz. Limage, nettoyée, définie, idéalement colorée, a mis en exergue les qualités du traitement vidéo, des éléments optiques et de l'asservissement 12 bits des matrices, dont la structure, invisible sur une image de 2,2 m, nous a encore bluffés. À dire vrai, avec une source originelle non HD, c'est-à-dire un simple lecteur de DVD connecté en analogique, nous n'avons même pas senti le besoin de passer en HDMI, car nous | avons volontairement laissé le boîtier travailler pour savoir ce qu'il avait dans les tripes. Par contre, nous avons également fait l'essai en HDMI (720p et 1080i), et, comme nous l'avions prévu, excepté des couleurs plus tranchées, la définition et l'absence de bruit furent peu ou prou identiques à la liaison analogique. Ce qui prouve, et cela rassurera tout le monde, que le duo testé n'a pas besoin de super sources numériques HDTV en natif pour s'éclater et délivrer un spectacle riche en sensations fortes. Nous avons aussi apprécié le rendu du noir, excellent sans être exceptionnel, le faible bruit de fonctionnement, l'uniformité lumineuse, les mires de réglages internes et cette présence naturelle de l'image que nous n'avions vue sur aucun modèle tri-DMD 720p. Nous attendons avec fébrilité l'arrivée des vidéoprojecteurs DMD en 1080 natif pour savoir si les modèles D-ILA (JVC) et SXRD (Sony) peuvent trembler d'effroi... ! |
En conclusion Patrick-Pierre Garcia |
